Le nom de domaine : ce petit détail qui peut ruiner (ou sécuriser) ton business
On parle souvent du site.Du design.Du SEO.Du marketing.Mais on oublie le socle.Le nom de domaine.Et je vais être très clair :un mauvais choix peut te coûter du trafic, de l’argent, du temps… et...

Jacques JOLY BLARY
Jacques dirige le groupe Chain Maestro, business studio spécialisé dans les entreprises web. Véritable architecte du digital, il développe des sites et des applications depuis l’âge de 12 ans. Aujourd’hui, il est reconnu à Dijon comme un expert du numérique, alliant vision stratégique et maîtrise technique.
Profil expertOn parle souvent du site.
Du design.
Du SEO.
Du marketing.
Mais on oublie le socle.
Le nom de domaine.
Et je vais être très clair :
un mauvais choix peut te coûter du trafic, de l’argent, du temps… et parfois des années.
Un nom de domaine, ce n’est pas une formalité administrative.
C’est un actif stratégique.
Concrètement, c’est quoi un nom de domaine ?
C’est l’adresse que quelqu’un tape pour te trouver.
Exemple :
C’est ce que tu vas imprimer partout.
Ce que Google va indexer.
Ce que tes clients vont mémoriser (ou oublier).
Mais derrière cette “simple adresse”, il y a :
une propriété technique
une gestion DNS
un renouvellement annuel
une exposition publique via le WHOIS
un risque juridique si mal choisi
Et c’est là que ça devient intéressant.
Première erreur classique : croire que c’est juste un nom
Beaucoup d’entrepreneurs choisissent leur domaine comme on choisit un pseudo Instagram.
Erreur.
Un nom de domaine doit répondre à trois critères stratégiques :
Lisibilité
Mémorisation
Projection long terme
Exemple réel d’erreur
Une entreprise de rénovation s’appelle :
“BTP Concept 21”
Ils prennent :
btp-concept-21-dijon-travaux.fr
C’est long.
C’est illisible.
C’est impossible à transmettre oralement.
Au téléphone :
— “C’est quoi votre site ?”
— “btp tiret concept tiret vingt-et-un tiret dijon tiret travaux point fr…”
C’est terminé.
Un bon domaine doit pouvoir être transmis en 5 secondes.
Le piège des mots-clés
Pendant longtemps, avoir un mot-clé dans son domaine donnait un avantage SEO.
Exemple :
Aujourd’hui, Google est beaucoup plus intelligent.
Le mot-clé dans le domaine ne suffit plus.
Mais il peut aider à la compréhension immédiate.
Il faut donc arbitrer entre :
nom de marque fort
domaine ultra descriptif
combinaison intelligente
Exemple stratégique :
Si ta marque est faible ou inconnue, associer un mot métier peut aider :
Mais si ta marque est ambitieuse :
moneo.fr sera plus puissant à long terme que
expert-credit-rapide-en-ligne.fr
Un domaine, c’est un investissement sur 10 ans.
Ne pense pas court terme.
Simplicité radicale
Quelques règles que je ne négocie jamais :
Pas de chiffres (sauf si ta marque en contient réellement un)
Pas de tirets multiples
Pas d’orthographe exotique
Pas de jeu de mots obscur
Test simple :
Tu dis ton domaine à quelqu’un une fois.
Il doit pouvoir l’écrire sans te demander.
Si ce n’est pas le cas → mauvais choix.
Petit secret n°1 : le WHOIS
Chaque nom de domaine a une fiche publique appelée WHOIS.
On peut y voir :
le registrar (chez qui il est acheté)
les serveurs DNS
parfois les coordonnées du propriétaire
Bonne nouvelle :
aujourd’hui, la plupart des registrars permettent de masquer tes données personnelles (protection WHOIS).
Mauvaise nouvelle :
si tu ne l’actives pas, tes informations peuvent être visibles.
Résultat :
spam
sollicitations commerciales
tentative de phishing
Toujours activer la protection de confidentialité.
Toujours.
Petit secret n°2 : tu n’achètes pas vraiment un domaine
Tu le loues.
Un nom de domaine est enregistré pour :
1 an
2 ans
jusqu’à 10 ans maximum selon l’extension
Si tu oublies de le renouveler :
il expire
il entre en période de grâce
puis il peut être remis sur le marché
J’ai vu des entreprises perdre leur domaine pour un oubli de renouvellement.
Catastrophique.
Active le renouvellement automatique.
Et utilise une carte bancaire valide.
Petit secret n°3 : où acheter son nom de domaine
Tu peux l’acheter :
chez OVH
chez Gandi
chez Infomaniak
chez Google Domains (selon pays)
chez d’autres registrars internationaux
Le prix peut varier.
Mais le plus important n’est pas le prix.
C’est le contrôle.
Erreur majeure que je vois souvent
L’agence achète le nom de domaine…
sur son propre compte.
Et le client n’a aucun accès.
Tout va bien… jusqu’au jour où :
tu changes d’agence
tu veux migrer ton site
tu veux modifier les DNS
tu veux récupérer tes emails
Et là, tu découvres que tu n’es pas propriétaire.
C’est un enfer administratif.
Règle stratégique
Ton nom de domaine doit être :
✔️ acheté sur TON compte
✔️ avec TON email
✔️ avec TON accès
L’agence peut t’accompagner.
Mais le compte doit être à ton nom.
Même en cas de grande confiance.
Parce que la confiance n’empêche pas :
une fermeture d’agence
un conflit
un départ d’équipe
un oubli d’accès
Ton domaine = ton actif.
Petit secret n°4 : la portabilité
Un nom de domaine peut être transféré d’un registrar à un autre.
Mais :
il y a des délais
il faut un code d’autorisation
il peut y avoir un blocage 60 jours après enregistrement
Anticiper ça évite des crises inutiles lors d’une migration.
Quelle extension choisir ?
On simplifie.
.fr
→ crédible pour le marché français
→ rassurant localement
.com
→ plus universel
→ image internationale
Les extensions exotiques (.xyz, .online, .tech…)
peuvent fonctionner dans certains contextes tech ou startup.
Mais si ton marché est classique, reste simple.
Ce n’est pas l’extension qui fera ton SEO.
C’est la qualité de ton site.
Le vrai sujet : projection long terme
Pose-toi cette question :
Est-ce que ce nom me conviendra encore dans 5 ans ?
Beaucoup choisissent un domaine ultra spécialisé…
puis élargissent leur activité.
Et se retrouvent bloqués.
Exemple :
location-benne-dijon.fr
Puis l’entreprise fait aussi démolition, terrassement, aménagement.
Le domaine devient limitant.
Toujours penser scalable.
Synthèse stratégique
Un bon nom de domaine est :
court
clair
mémorisable
cohérent avec ta marque
pensé long terme
techniquement maîtrisé
Et surtout :
tu en es propriétaire.
Un site peut se refaire.
Un design peut évoluer.
Une stratégie peut pivoter.
Mais un nom de domaine mal choisi ou mal géré peut te coûter très cher.
Ce n’est pas un détail technique.
C’est le socle de ton identité numérique.